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Pulsion du dimanche

Alors,

sous l'effet des hormones, la Simone que je suis a eu l'irrépréhensible envie d'une partie de jambes en l'air aujourd'hui.

Mon amant Marin n'étant pas de passage avant le mois de juin, et mes désirs envers les mâles franciliens que je connais étant très réduits, je pense à appeler Chabada tout en regardant le dernier épisode de Glee.

Hésitation.

L'appeler ou pas?

Lui annoncer directement la couleur ou pas?

Appeler et lui dire "tu fais quoi t'es chez toi tu veux qu'on s'autosextoy ?" (enfin façon de parler)

Bof.

A froid comme ça, je doute d'avoir une réponse positive.

Anticipation de l'humiliation du râteau sexuel.

Parce que bon, idéalement, j'aurai voulu lui dire, histoire de clarifier les choses : "Chabada, je n'ai plus de sentiments pour toi, d'ailleurs je ne te trouve plus trop d'intérêt, et j'ai pas spécialement envie de te voir même si on a prévu de se voir jeudi, et tu ne me manques pas, sauf quand j'ai envie d'un partenaire sexuel avec qui je prends mon pied, veux-tu donc être un de mes plans culs?".

Vous noterez qu'une bonne partie de la phrase n'est pas très sympathique à dire, voire d'aucun intérêt, voire susceptible de braquer la bête.

Enfin ça on en saura jamais rien, puisque je ne lui ai pas dit ça.

J'ai décidé qu'aujourd'hui j'avais le temps, et que la thématique de mon dimanche était "errance" ou "promenade".

Je suis donc allée directement chez lui.

Malheureusement la bête ne me suscite pas d'agressivité sexuelle. Trop gentille la bête.

Si seulement il avait pu être goujat et impoli comme la dernière fois où j'étais venue!

ça aurait été direct, je me serai rapprochée de lui et hop!

Mais non, la bête avait l'air un peu gênée d'être pris par surprise dans un moment de loquitude dominicale, au milieu d'un appartement qui ressemblait à Beyrouth sud (c'est rassurant de voir que je ne suis pas seule à m'épargner le ménage du dimanche)...

J'ai dit que je passais par là et que je venais récupérer mes affaires, en attendant le moment propice où je pourrai l'embraser (de braise, pas de brasser hein), mais il m'a servi un verre en me proposant de m'assoir...

Déstabilisant.

La bête me demande des nouvelles, je réponds vaguement.

Il me raconte les siennes.

Je me dit ça me soule je voulais pas entendre ses nouvelles.

Je dis à plusieurs reprises que je vais partir.

Me voilà à manger des knakis-moutarde en lui parlant de ma soeur et ma mère.

Je dit que je ne m'attendais pas à parler de ça.

Bref, on s'est trop parlé, et je le sens pas de faire crac crac là. Même si après deux ou trois allusions que je fais je le sens un peu plus chaud. Pour moi un plan cul est un plan cul, et mieux vaut ne pas trop échanger autre chose que de bons moments sexuels avec un plan cul, SURTOUT si on a déjà été amoureuse du potentiel plan cul.

Comme le temps passe, et que mon plan initial était de faire un aller retour chez lui, satisfaire mon système hormonal et rentrer, (plan foutu maintenant), je décide de "rentabiliser" la soirée et lui demande ce qu'il a à manger (j'ai fait zéro courses-avouez que j'ai un esprit pragmatique parfois sur-développé)(ahah)(eheh).

Pendant qu'il prépare à manger, je m'assoupis sur le canapé.

Réveil dans le pâté, je mange une salade qui me comble une dent creuse, je suis claquée, je suis dégoûtée d'avoir passé autant de temps chez lui.

Pas de sexe, du blabla, rentrer tard dans le froid.

Exactement ce que je ne voulais pas.

Je suis une grosse nouille.

 

 

Commentaires

  • Drôle!!! je suis étonné que vous n'ayez pas de com !!! un plan cul ça se refuse pas ou alors !!!!!!!!

  • Moi aussi je suis étonnée :)

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